Les difficultés en allemand ne sont pas mystérieuses. Elles sont bien identifiées, récurrentes, et elles se traitent efficacement quand on sait où chercher.
Le premier blocage est grammatical. Le système des quatre cas (nominatif, accusatif, datif, génitif) n’existe pas en français, et les déclinaisons des articles et des adjectifs qui en découlent paraissent arbitraires tant qu’on n’en comprend pas la logique. Un cours particulier qui explique cette logique, pourquoi le datif s’emploie ici, ce qu’il exprime que l’accusatif n’exprime pas, change radicalement le rapport de l’élève à ces mécanismes. On ne mémorise plus des tableaux : on comprend un système.
Le deuxième blocage est phonétique. Les sons spécifiques à l’allemand (le ü, l’ö, les différentes réalisations du ch, le r uvulaire) s’enkystent rapidement si on les laisse se fixer de façon approximative. Le cours particulier y consacre une attention régulière dès les premières séances, parce que corriger tôt est infiniment plus facile que corriger après des années de mauvaises habitudes.
Le troisième blocage est syntaxique. L’ordre des mots en allemand déroge aux habitudes du locuteur francophone, le verbe conjugué en fin de subordonnée, les verbes à particule séparable, la position du complément circonstanciel en tête de phrase qui inverse le sujet et le verbe. Ces mécanismes sont cohérents et logiques, mais ils demandent un apprentissage explicite que le cours collectif n’a pas toujours le temps d’assurer.